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Tout a commencé à la fin des années 80 avec le souhait du secrétaire d’état du parti communiste chinois de lancer les « Quatre
modernisations » qui avaient pour but de libéraliser le système politique et d’ouvrir le pays aux investissements étrangers. En 1989, la politique du secrétaire d’état est critiquée par les
intellectuels (élèves, professeurs…). Ceux-ci réclament une « Cinquième modernisation », celle de la démocratie et du multipartisme (plusieurs partis politiques officiels). Les manifestations
estudiantines de 1989 sont semblables à plusieurs autres notamment en 1983, 1985 et hivers 1986, 1987. Leurs principales revendications sont la liberté d’association et la transparence (notamment
le revenu des cadres).
Le 26 avril un éditorial qualifie ces manifestations de « troubles à l’ordre public ». Bien que toutes
manifestations soient désormais interdites quelques 50 000 personnes manifestent à Pékin (Beijing) le 27 avril. Ce mouvement s’étend en province et grandit quand les ouvriers viennent à
leur tour manifester. Le 4 mai, la manifestation qui commémore « le mouvement du 4 mai » (manifestation antijaponaise en 1919) se mélange à celle des étudiants. Lors de la visite du dirigeant
russe Mikhaïl Gorbatchev, de nombreux journalistes étrangers sont présents à Beijing (Pékin) pour cet évènement historique.
1 000 étudiants vont alors entamer une
grève de la faim illimitée le 12 mai sur la place Tian’anmen, profitant du grand nombre de journalistes pour être surs d’être vus. Ils seront rejoints par des étudiants de province qui campent
également sur la place. Des manifestations de soutien ont lieu dans tout le pays, comptant plusieurs milliers de personnes à partir du 15 mai. Le 19 mai, un politique réformiste demande aux
étudiants de mettre fin à leur grève de la faim et promet de discuter avec eux et d’essayer de trouver des solutions pacifiques. Tout le monde pense alors qu’il y aura une fin pacifique à ces
manifestations.
Dans la nuit du 3 au 4 juin des soldats armés de
mitraillettes tirent contre des personnes qui s’interposent sans arme. Les combats se poursuivent et l’armée progresse jusqu’à la place. Ils écrasent des manifestants encore dans leur tente avec
leurs chars. La place est évacuée le matin. L’armée occupe la ville encore quelques jours et des affrontements ont lieu pendant la nuit. Le mouvement estudiantin est réprimé dans tout le pays et
des milliers de personnes sont arrêtées. Selon le gouvernement chinois la majorité des manifestants n’étaient que des voyous ou des criminels qui n’avaient rien à voir avec les étudiants et que
l’armée est intervenue pour sauver le socialisme. Les sources non officielles pensent que la majorité des
manifestants
étaient des étudiants. Selon le gouvernement
chinois il n’y a eu que 300 morts dont 23 étudiants mais selon la Croix Rouge et les sources occidentales le nombre de victimes s’élève à 3000.
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