Laogais ... ou l'horreur des camps de concentration

Publié le par Commission Amnesty

Un point blanc → un camp de concentration
Carte des laogais en R. P. de ChineLes Laogais (prononcer laogaï) sont les équivalents des goulags en URSS : ce sont des camps de concentration et de travaux forcés pour les ennemis du PCC (parti communiste chinois). Les personnes incarcérées dans ces camps sont majoritairement : des opposants politiques, des dissidents, des ex-manifestants de la place Tian’anmen, des tibétains et des pratiquants du Falun Gong.

La particularité des laogais est qu’il ne faut pas être inculpé pour y être enfermé, ce qui bafoue évidemment les droits de l’Homme. Grâce à cela, de 1000 à 4000 camps ont « accueilli » depuis l’arrivée des communistes au pouvoir (1949) plus de 50 millions de prisonniers chinois, dont 20 millions qui y sont morts, tués par le froid, la faim, la fatigue et la maladie, les exécutions sommaires, etc…, selon la Laogai Research Foundation, organisation créée par un ancien prisonnier de ce système. Selon le gouvernement chinois, 2 millions de chinois sont actuellement incarcérées dans ces camps (4 à 6 pour la LRF).

La R. P. de Chine, souvent critiquée, notamment par Amnesty International, de ne pas respecter les droits de l’Homme dans ses camps de rééducation par le travail, a admis que les produits fabriqués dans les laogais lui rapportaient 200 millions d’euros par an. Ces marchandises sont variées : thé noir, pièces automobiles, produits chimiques, ciment, jouets, coton, riz, exploitation minière, et même amiante ! Si la qualité n’est pas suffisante, le prisonnier est battu.

Un seul Français (Jean Pasqualini) a survécu aux laogais, et il a livré son expérience dans le livre paru en 1974 : Prisonnier de Mao.

Merlin Gevers

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