Présentation

Recherche

Recommander

En maintenance



En maintenance. Merci de votre patience





   










Samedi 31 mai 2008 6 31 05 2008 12:47
La guerre civile au Darfour est un conflit armé - qualifié de génocide par les Etats-Unis et de crime contre l’humanité par l’ONU - qui touche depuis 2003 la région du Darfour (région du Sahel, ouest du Soudan, à très faible niveau de développement). Il prend racine aux premiers conflits ethniques du Darfour (1987). Il a déjà provoqué :  
  • Environ 200 000 morts (10 000 selon le gouvernement soudanais)
  • 1.85 millions de déplacés
  • 230 000 réfugiés au Tchad

Les multiples raisons de ce conflit sont :
  1. Une famine due à :
    1. Une sécheresse dans tout le Sahel qui s’intensifie et la désertification qui a commencé depuis 1970.
    2. La guerre du Tchad (1960-1990)
    3. Une explosion démographique (la population a doublé en 20 ans)

  2. Une compétition pour les terres entre « arabes » nomades et « noirs » sédentaires
  3. Des ethnies aux territoires imbriqués (Les Fours, les Masalits, les Zaghawas et les Arabes)
  4. La découverte de ressources pétrolières que convoitent de grandes puissances (notamment la Chine)
  5. Un pays vaste et mal unifié

Les différents acteurs du conflit sont :
  1. Les Janjawids (miliciens arabes qui seraient aidés par le gouvernement soudanais à qui la Chine et la Russie fourniraient armes et appareils militaires)
  2. Les forces « rebelles » : l’Armée de Libération du Soudan et le Mouvement pour la Justice et l’Égalité
  3. Les forces d’interposition : environ 7000 soldats de l’Union Africaine déployés pour protéger les civils.
  4. La Chine : Pour elle, la crise doit être réglée par le gouvernement soudanais et sans pression étrangère. Toutefois, elle est accusée par Amnesty International de faire partie des vendeurs d’armes au Soudan depuis quelques années, ce qu’elle nie. De plus, elle achète 65% de la production pétrolière soudanaise.



Enguerran Glowacki

Par Commission Amnesty - Publié dans : Expo : Droits de l'Homme en Chine
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Samedi 31 mai 2008 6 31 05 2008 12:16
Un point blanc → un camp de concentration
Carte des laogais en R. P. de Chine Les Laogais (prononcer laogaï) sont les équivalents des goulags en URSS : ce sont des camps de concentration et de travaux forcés pour les ennemis du PCC (parti communiste chinois). Les personnes incarcérées dans ces camps sont majoritairement : des opposants politiques, des dissidents, des ex-manifestants de la place Tian’anmen, des tibétains et des pratiquants du Falun Gong.

La particularité des laogais est qu’il ne faut pas être inculpé pour y être enfermé, ce qui bafoue évidemment les droits de l’Homme. Grâce à cela, de 1000 à 4000 camps ont « accueilli » depuis l’arrivée des communistes au pouvoir (1949) plus de 50 millions de prisonniers chinois, dont 20 millions qui y sont morts, tués par le froid, la faim, la fatigue et la maladie, les exécutions sommaires, etc…, selon la Laogai Research Foundation, organisation créée par un ancien prisonnier de ce système. Selon le gouvernement chinois, 2 millions de chinois sont actuellement incarcérées dans ces camps (4 à 6 pour la LRF).

La R. P. de Chine, souvent critiquée, notamment par Amnesty International, de ne pas respecter les droits de l’Homme dans ses camps de rééducation par le travail, a admis que les produits fabriqués dans les laogais lui rapportaient 200 millions d’euros par an. Ces marchandises sont variées : thé noir, pièces automobiles, produits chimiques, ciment, jouets, coton, riz, exploitation minière, et même amiante ! Si la qualité n’est pas suffisante, le prisonnier est battu.

Un seul Français (Jean Pasqualini) a survécu aux laogais, et il a livré son expérience dans le livre paru en 1974 : Prisonnier de Mao.

Merlin Gevers
Par Commission Amnesty - Publié dans : Expo : Droits de l'Homme en Chine
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 22 mai 2008 4 22 05 2008 21:52
Beaucoup parmi les politiciens, les sociologues et les économistes occidentaux crurent au démantèlement du régime chinois quand en 1989, nombre de manifestations démocratiques prirent leur essor. Mais bien que les années 90 virent l’écroulement de l’Union Soviétique, il s’avéra que le communisme extrémiste garda (et garde aujourd’hui encore) emprise sur la nation chinoise, plus que jamais versée dans cette terreur qu’est la peine capitale.

Si l’on en croit l’enquête menée par un membre de l’Académie des Sciences sociales, près de 10 000 exécutions sont appliquées chaque année, et bien plus encore sont prononcées. Car les condamnés peuvent croupir plus de deux ans dans l’angoisse de leur sanction avant d’être exécutés, et qu’il arrive d’être épargné provisoirement, selon les aléas du régime, pour être finalement frappé par un tout autre verdict. Ces chiffres sont cependant incertains, étant donné qu’ils sont gardés secrets par le gouvernement chinois. Quoi qu’il en soit, la peine de mort est utilisée sans commune mesure.

Historiquement, les exécutions étaient déjà fortement appliquées sous Mao, lequel déclarait avec ambiguïté qu’il était nécessaire de « tuer avec parcimonie » et de « frapper avec assurance, justesse et sans relâche pour supprimer les contre-révolutionnaires ». La paranoïa est une véritable arme utilisée à des fins manipulatrices qui permet de canaliser le potentiel de révolte du peuple en des actions ne faisant que renforcer l’étreinte exercée par le gouvernement.
Bien que le retour de Deng Xiao Ping en 1979 ait vu l’émergence progressive du droit et de la loi, on ne put toujours pas contrôler l’usage de la peine capitale, tout ce qui ayant trait aux exécutions étant classé secret d’état.

Faute de supprimer une pratique répudiée, la Chine s’évertue à trouver le meilleur moyen de tuer : « L’usage de l’injection mortelle est considéré comme plus humaine et devrait remplacer l’exécution par balles » suggère Jiang Xingchang, vice-président de la cour suprême, dans le China Daily. Cette pratique, autorisée depuis 1997, est actuellement utilisée par près de la moitié des 404 tribunaux intermédiaires.
Une tendance mondiale selon laquelle le recours à la peine capitale est en perdition affecte la politique chinoise et, depuis le 1er janvier 2006, la cour suprême s’est vue autoriser un droit de veto dans les condamnations de de uxième instance, ce qui laisserait à penser à un potentiel changement des comportements. Il n’y a cependant pas lieu ici de parler d’une abolition totale, due à la mentalité profondément encrée du « œil pour œil, dent pour dent ! ».

Force est de se demander quand viendra la fin de ces pratiques. Par quel droit reproduit-on les actes reprochés au criminel condamné ? Car même si cela était un facteur suffisant à réduire la criminalité (ce qui n’est pas le cas, des études l’ont démontré), l’exécution ne permet aucune rédemption (pas au sens religieux ici), aucune « amélioration » du coupable et aucune réinsertion de celui-ci dans la société. Qui plus est, sa nature irrévocable ne permet aucune réparation en cas d’éventuelles erreurs judiciaires.
Peut-être, un jour, la Chine se souviendra de ses promesses, et appliquera alors la règle fondamentale et universelle qu’il convient d’adopter pour prétendre à un minimum d’humanité :

« Nul ne peut être condamné à mort, ni exécuté ! »

Gwenaël Laurent 
Par Commission Amnesty - Publié dans : Expo : Droits de l'Homme en Chine
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 22 mai 2008 4 22 05 2008 20:56
La Birmanie est un pays du Sud-Est de l’Asie situé dans la péninsule indochinoise.


Au lendemain de la guerre, la Birmanie proclama son indépendance, le 4 janvier 1948.

Après l’indépendance, l’Union birmane connut une relative prospérité. En 1962, le général Ne Win s'empara du pouvoir à la suite d’un coup d’État et instaura un régime centralisateur. La politique du parti au pouvoir, qui s’était engagé dans la «voie birmane du socialisme», entraîna une catastrophe économique sans précédent et fut accompagnée d'une diminution draconienne des libertés personnelles.

En 1988, un nouveau coup d'État militaire se produisit et la loi martiale fut instaurée à la suite de répressions sanglantes. Dès ce moment, le SLORC (un conseil d’état pour le rétablissement de la loi et de l’ordre) se met en place et rebaptise le pays sous le nom de Myanmar (le «pays merveilleux»).  En 1989, le pays prend le nom d'Union de Myanmar.

Les élections législatives de mai 1990 virent la victoire écrasante du parti d'opposition, la Ligue nationale pour la démocratie, dirigé par Mme Aung San Suu Kyi (fille de Aung San, l’un des héros de l’Indépendance), mais le SLORC contesta la légitimité des élections et poursuivit sa politique de répression et de nettoyage ethnique. Madame Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie et prix Nobel de la Paix 1991, fut assignée à résidence après avoir été emprisonnée, et a été réemprisonnée le 24 septembre 2007. Les militaires du SLORC répriment dans le sang (10 000 morts en 1988, des milliers depuis) les manifestations en faveur de la démocratie.

Les manifestations de septembre 2007 permirent de faire la lumière sur une dictature souvent ignorée car située à un endroit non stratégique et peu dangereuse pour les pays industrialisés. Malheureusement, d'autres actualités remirent bien vite ce sujet dans l'ombre. Voici quelques photos prises par
Thierry Falise :
  


Depuis que les militaires exercent les pleins pouvoirs en Birmanie, la junte muselle les médias, emprisonne les journalistes étrangers et interdit toute forme d'expression dissidente. Amnesty International montre souvent du doigt le Myanmar : violation du droit d'expression, trafic d’héroïne érigé en système politique, tortures en tous genres des personnes incarcérées, souvent sans procès, génocide et nettoyage ethnique.


Pour la presse internationale, la Birmanie est maintenant dirigée par une véritable narcodictature (dictature de la drogue). La plupart des régions de production du pavot sont situées dans des zones contrôlées par l'armée nationale ou par les milices qui ont signé des accords avec Naypyidaw. La Chine est devenue un pays de transit et le gouvernement de Beijing (Pékin) vend régulièrement des armes à la Birmanie. 45 % des revenus du Myanmar sont consacrés à l’armée.

La Chine est la seule grande puissance exportatrice d’armes à ne pas avoir défini des critères – respect des droits humains, entre autres – de délivrance des autorisations d’exporter. Les armes sont souvent destinées à des pays où elles risquent fort d’être utilisées pour commettre de graves atteintes aux droits humains. Par exemple, la Chine est désormais le premier partenaire commercial du Myanmar. 

Selon Amnesty, à la fin des années 1990, l’armée birmane se serait servie des véhicules militaires livrés par la Chine pour procéder au recrutement forcé d’enfants soldats.

Samuel Halin
Par Commission Amnesty - Publié dans : Expo : Droits de l'Homme en Chine
Recommander - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus