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Lundi 2 juin 2008
Il existe deux types de tortures : psychologique et physique. En Chine, elles sont toutes deux largement utilisées.

En République Populaire de Chine, la torture est employée, notamment, pour forcer les pratiquants du
Falun Gong à abandonner leur mouvement spirituel.
Depuis 1999, environ 1.000 pratiquants du
Falun Gong en bonne santé ont été envoyés de force dans des hôpitaux psychiatriques.

La Chine utilise aussi la torture pour obtenir des aveux : la torture permet d’affaiblir la victime. Ainsi, les tortionnaires disposent d'une version officielle que la victime a elle-même reconnue. Et si elle revient sur ses déclarations, elle ne fera que se contredire et donc se discréditer. Mais il a été démontré que l’utilisation de la torture ne permettait pas d’augmenter la véracité des dires de l’accusé. En fait, elle permet surtout à la Chine d’instaurer un climat de crainte et de dissuader certains de, par exemple, faire valoir leurs droits à la liberté d’expression ou de presse.
 
Voici quelques détails des méthodes de torture utilisées en Chine :
Des prisonniers ont reçu des injections forcées de drogues. Ils ont été systématiquement électrocutés et certains ont été attachés et gavés pendant de longues périodes.
Beaucoup de femmes ont été violées collectivement, battues et tuées. Des familles ont été brisées et de nombreux proches de persécutés ont souffert de l'angoisse permanente de connaître le même destin. Il n'y a aucune discrimination d'âge, car les enfants ont également souffert de la persécution en étant détenus avec leurs mères aux centres de détention. Un bébé a même été torturé à mort.
 
Les méthodes de torture sont pires les unes que les autres. La méthode la plus cruelle est celle des « doigts reliés ». Ils ont été battus, brûlés, mordus par des chiens, ont eu les parties génitales frappées à l'aide de matraques électriques,... Ils ont encore subi de fausses exécutions par balles et j'en passe.


Luttons contre la torture !
 
Julia et Caroline
Par Commission Amnesty - Publié dans : Expo : Droits de l'Homme en Chine
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Dimanche 1 juin 2008


Ces manifestations, aussi appelées par le parti au pouvoir « troubles politiques de printemps et été 1989 », eurent lieu entre le 15 avril et le 4 juin sur la place du même nom dans la ville de Beijing (Pékin). Elles avaient pour but de dénoncer la corruption et demandaient des réformes politiques et démocratiques. Cette contestation s’étendit à la plupart des grandes villes de Chine.

Tout a commencé à la fin des années 80 avec le souhait du secrétaire d’état du parti communiste chinois de lancer les « Quatre modernisations » qui avaient pour but de libéraliser le système politique et d’ouvrir le pays aux investissements étrangers. En 1989, la politique du secrétaire d’état est critiquée par les intellectuels (élèves, professeurs…). Ceux-ci réclament une « Cinquième modernisation », celle de la démocratie et du multipartisme (plusieurs partis politiques officiels). Les manifestations estudiantines de 1989 sont semblables à plusieurs autres notamment en 1983, 1985 et hivers 1986, 1987. Leurs principales revendications sont la liberté d’association et la transparence (notamment le revenu des cadres).

L’ancien secrétaire général du parti communiste chinois, Hu Yaobong, meurt mi-avril 1989. Il a encouragé les réformes et était très admiré pour son courage. Des manifestations spontanées ont lieu dans tout le pays et le 22 avril le gouvernement est contraint de faire des funérailles nationales. Ce même jour des manifestations
dégénèrent dans d’autres villes.

Le 26 avril un éditorial qualifie ces manifestations de « troubles à l’ordre public ». Bien que toutes manifestations soient désormais interdites quelques 50 000  personnes manifestent à Pékin (Beijing) le 27 avril. Ce mouvement s’étend en province et grandit quand les ouvriers viennent à leur tour manifester. Le 4 mai, la manifestation qui commémore « le mouvement du 4 mai » (manifestation antijaponaise en 1919) se mélange à celle des étudiants. Lors de la visite du dirigeant russe Mikhaïl Gorbatchev, de nombreux journalistes étrangers sont présents à Beijing (Pékin) pour cet évènement historique.

Sheng Qi se coupa un doigt et photographia sa main pour se souvenir de Tian'anmen

Sheng Qi se coupa la main 1 000 étudiants vont alors entamer une grève de la faim illimitée le 12 mai sur la place Tian’anmen, profitant du grand nombre de journalistes pour être surs d’être vus. Ils seront rejoints par des étudiants de province qui campent également sur la place. Des manifestations de soutien ont lieu dans tout le pays, comptant plusieurs milliers de personnes à partir du 15 mai. Le 19 mai, un politique réformiste demande aux étudiants de mettre fin à leur grève de la faim et promet de discuter avec eux et d’essayer de trouver des solutions pacifiques. Tout le monde pense alors qu’il y aura une fin pacifique à ces manifestations.

Ce jour-là, un politique contre une résolution par négociations du conflit annonce la mise en application de la loi martiale. Des soldats de l’armée prennent alors position autour de la capitale. Les étudiants restent sur la place et dressent des barrages aux portes de la ville.
 
Monument à la mémoire des victimes, à Wrocław, en Pologne
Monument à la mémoire des victimes Dans la nuit du 3 au 4 juin des soldats armés de mitraillettes tirent contre des personnes qui s’interposent sans arme. Les combats se poursuivent et l’armée progresse jusqu’à la place. Ils écrasent des manifestants encore dans leur tente avec leurs chars. La place est évacuée le matin. L’armée occupe la ville encore quelques jours et des affrontements ont lieu pendant la nuit. Le mouvement estudiantin est réprimé dans tout le pays et des milliers de personnes sont arrêtées. Selon le gouvernement chinois la majorité des manifestants n’étaient que des voyous ou des criminels qui n’avaient rien à voir avec les étudiants et que l’armée est intervenue pour sauver le socialisme. Les sources non officielles pensent que la majorité des manifestants étaient des étudiants. Selon le gouvernement chinois il n’y a eu que 300 morts dont 23 étudiants mais selon la Croix Rouge et les sources occidentales le nombre de victimes s’élève à 3000.



Ces manifestations écartèrent définitivement Zhao Zihang du pouvoir alors qu’il était secrétaire général du PCC. L’idée d’une réforme du parti ou de démocratisation est abandonnée alors que certains politiques y étaient favorables.

À l’étranger, le gouvernement chinois fut fort critiqué et l’ONU imposa un embargo sur la vente d’armes à la Chine. Les Etats-Unis arrêtèrent de coopérer et coupèrent ses lignes d’écoute de la frontière russe.




Voici une BD de fiction inspirée du massacre de Tian'an men, créée par SamSam :


Martin Jacquet
Par Commission Amnesty - Publié dans : Expo : Droits de l'Homme en Chine
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Samedi 31 mai 2008
On appelle Tibet l’aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. La plupart des tibétains vivent dans la province actuelle du Xizang, aussi appelée… province autonome du Tibet (quand le Tibet était indépendant, cette région se nommait province de l'Ü-Tsang ; ci-contre, une carte du Tibet historique [ = indépendant]). Plus de 6 millions de Tibétains vivent au Tibet. Il faut ajouter qu’environ 150 000 Tibétains ont fui le Tibet et vivent actuellement en exil, principalement en Inde. La capitale historique du Tibet est Lhassa.

Les Tibétains sont majoritairement bouddhistes. Le Dalaï-Lama est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibet et il est devenu le chef temporel du gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu'à la première moitié du XXe siècle, puis chef du gouvernement tibétain en exil encore à ce jour. La lignée des panchen-lamas est une lignée de réincarnation importante dans l'histoire du Tibet. Le panchen-lama est en effet le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. Les photos du Dalaï-Lama sont interdites, mais pas celles de l’actuel Panchen Lama, qui a été élu par la Chine et qui est de culture chinoise.

Petit historique :

  • En 1913, le 13e Dalaï Lama proclame l’indépendance du Tibet.
  • En 1914, la Convention de Simla propose que le Tibet soit divisé en deux parties ; mais la Chine ne la signera pas.
  • En 1951, l’accord qui consacre officiellement le rattachement du Tibet à la Chine est signé à Pékin (Beijing).
  • En 1965, la R. P. de Chine crée la « région autonome du Tibet » (qui n'a d'autonome que le nom).
  • Selon Amnesty International, depuis 1987, plus de 214 tentatives de manifestations pour l’indépendance ont été réprimées et les manifestants arrêtés expédiés dans des camps de travail. Tous ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison.
  • Les Tibétins en exil dénoncent une destruction de la culture tibétaine, appelée par le Dalaï-Lama « génocide culturel ». En effet, durant la Révolution culturelle, de nombreux lieux de culte furent détruits. Certains sont aujourd’hui utilisés par le gouvernement chinois comme bureaux. De plus, Beijing (Pékin) encourage l’émigration de chinois de l’ethnie majoritaire (les Han) vers le Tibet, ce qui provoque une sinisation de la population. Dans le même temps, de plus en plus de Tibétains ont du mal à trouver du travail. Cette sinisation par le peuplement s’est encore accélérée depuis l’ouverture le 1er juillet 2006 de la première liaison ferroviaire Pékin (Beijing) - Lhassa. Cette ligne devrait faciliter « le contrôle chinois du Tibet et entraînera l’arrivée de nombreux migrants chinois », a déclaré le gouvernement tibétain en exil.

En mars 2008, des manifestations de Tibétains contre le pouvoir dégénèrent à Lhassa, rappelant les graves émeutes et manifestations de 1989. Elles surviennent quelques mois avant les Jeux Olympiques d’été 2008. Ces manifestations ont été inaugurées par des moines bouddhistes et ont pris de l’ampleur depuis le 10 mars 2008, date du 48e anniversaire du soulèvement du peuple tibétain de 1959 contre la mainmise de Pékin. Les autorités chinoises ont répondu en déployant la Police armée populaire. Le troisième jour des mouvements de protestation, et en fermant les monastères. Le Tibet et les zones tibétaines voisines ont été fermés à la presse ; des journalistes, aussi bien étrangers que de Hong Kong, en ont été expulsés. De son côté, le général Yang Deping a affirmé que les troupes de l’Armée populaire de libération n’interviendraient pas.

     La Commission internationale des juristes a qualifié les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide, l’ensemble des événements liés à l’occupation ayant entraîné la mort de plus d’1,2 millions de Tibétains entre 1949 et 1979 selon le gouvernement tibétain en exil et les associations luttant pour la liberté du Tibet et le respect des droits de l’Homme.




Julia et Caroline
Par Commission Amnesty - Publié dans : Expo : Droits de l'Homme en Chine
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Samedi 31 mai 2008
La guerre civile au Darfour est un conflit armé - qualifié de génocide par les Etats-Unis et de crime contre l’humanité par l’ONU - qui touche depuis 2003 la région du Darfour (région du Sahel, ouest du Soudan, à très faible niveau de développement). Il prend racine aux premiers conflits ethniques du Darfour (1987). Il a déjà provoqué :  
  • Environ 200 000 morts (10 000 selon le gouvernement soudanais)
  • 1.85 millions de déplacés
  • 230 000 réfugiés au Tchad

Les multiples raisons de ce conflit sont :
  1. Une famine due à :
    1. Une sécheresse dans tout le Sahel qui s’intensifie et la désertification qui a commencé depuis 1970.
    2. La guerre du Tchad (1960-1990)
    3. Une explosion démographique (la population a doublé en 20 ans)

  2. Une compétition pour les terres entre « arabes » nomades et « noirs » sédentaires
  3. Des ethnies aux territoires imbriqués (Les Fours, les Masalits, les Zaghawas et les Arabes)
  4. La découverte de ressources pétrolières que convoitent de grandes puissances (notamment la Chine)
  5. Un pays vaste et mal unifié

Les différents acteurs du conflit sont :
  1. Les Janjawids (miliciens arabes qui seraient aidés par le gouvernement soudanais à qui la Chine et la Russie fourniraient armes et appareils militaires)
  2. Les forces « rebelles » : l’Armée de Libération du Soudan et le Mouvement pour la Justice et l’Égalité
  3. Les forces d’interposition : environ 7000 soldats de l’Union Africaine déployés pour protéger les civils.
  4. La Chine : Pour elle, la crise doit être réglée par le gouvernement soudanais et sans pression étrangère. Toutefois, elle est accusée par Amnesty International de faire partie des vendeurs d’armes au Soudan depuis quelques années, ce qu’elle nie. De plus, elle achète 65% de la production pétrolière soudanaise.



Enguerran Glowacki

Par Commission Amnesty - Publié dans : Expo : Droits de l'Homme en Chine
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