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Il existe deux types de tortures : psychologique et physique. En Chine, elles sont toutes deux largement
utilisées.
La Chine utilise aussi la torture pour obtenir des aveux : la torture permet d’affaiblir la victime. Ainsi, les
tortionnaires disposent d'une version officielle que la victime a elle-même reconnue. Et si elle revient sur ses déclarations, elle ne fera que se contredire et donc se discréditer. Mais il a été
démontré que l’utilisation de la torture ne permettait pas d’augmenter la véracité des dires de l’accusé. En fait, elle permet surtout à la Chine d’instaurer un climat de crainte et de dissuader
certains de, par exemple, faire valoir leurs droits à la liberté d’expression ou de presse.
Des familles ont été brisées et de nombreux proches de persécutés ont souffert de l'angoisse permanente de connaître le même destin.
Il n'y a aucune discrimination d'âge, car les enfants ont également souffert de la persécution en étant détenus avec leurs mères aux centres de détention. Un bébé a même été torturé à
mort.
Les méthodes de torture sont pires les unes que les autres. La méthode la plus cruelle est celle des « doigts reliés ». Ils ont été
battus, brûlés, mordus par des chiens, ont eu les parties génitales frappées à l'aide de matraques électriques,... Ils ont encore subi de fausses exécutions par balles et j'en passe.
Tout a commencé à la fin des années 80 avec le souhait du secrétaire d’état du parti communiste chinois de lancer les « Quatre
modernisations » qui avaient pour but de libéraliser le système politique et d’ouvrir le pays aux investissements étrangers. En 1989, la politique du secrétaire d’état est critiquée par les
intellectuels (élèves, professeurs…). Ceux-ci réclament une « Cinquième modernisation », celle de la démocratie et du multipartisme (plusieurs partis politiques officiels). Les manifestations
estudiantines de 1989 sont semblables à plusieurs autres notamment en 1983, 1985 et hivers 1986, 1987. Leurs principales revendications sont la liberté d’association et la transparence (notamment
le revenu des cadres).
Le 26 avril un éditorial qualifie ces manifestations de « troubles à l’ordre public ». Bien que toutes
manifestations soient désormais interdites quelques 50 000 personnes manifestent à Pékin (Beijing) le 27 avril. Ce mouvement s’étend en province et grandit quand les ouvriers viennent à
leur tour manifester. Le 4 mai, la manifestation qui commémore « le mouvement du 4 mai » (manifestation antijaponaise en 1919) se mélange à celle des étudiants. Lors de la visite du dirigeant
russe Mikhaïl Gorbatchev, de nombreux journalistes étrangers sont présents à Beijing (Pékin) pour cet évènement historique.
1 000 étudiants vont alors entamer une
grève de la faim illimitée le 12 mai sur la place Tian’anmen, profitant du grand nombre de journalistes pour être surs d’être vus. Ils seront rejoints par des étudiants de province qui campent
également sur la place. Des manifestations de soutien ont lieu dans tout le pays, comptant plusieurs milliers de personnes à partir du 15 mai. Le 19 mai, un politique réformiste demande aux
étudiants de mettre fin à leur grève de la faim et promet de discuter avec eux et d’essayer de trouver des solutions pacifiques. Tout le monde pense alors qu’il y aura une fin pacifique à ces
manifestations.
Dans la nuit du 3 au 4 juin des soldats armés de
mitraillettes tirent contre des personnes qui s’interposent sans arme. Les combats se poursuivent et l’armée progresse jusqu’à la place. Ils écrasent des manifestants encore dans leur tente avec
leurs chars. La place est évacuée le matin. L’armée occupe la ville encore quelques jours et des affrontements ont lieu pendant la nuit. Le mouvement estudiantin est réprimé dans tout le pays et
des milliers de personnes sont arrêtées. Selon le gouvernement chinois la majorité des manifestants n’étaient que des voyous ou des criminels qui n’avaient rien à voir avec les étudiants et que
l’armée est intervenue pour sauver le socialisme. Les sources non officielles pensent que la majorité des
manifestants
étaient des étudiants. Selon le gouvernement
chinois il n’y a eu que 300 morts dont 23 étudiants mais selon la Croix Rouge et les sources occidentales le nombre de victimes s’élève à 3000.
On appelle Tibet l’aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. La plupart des tibétains vivent dans la province
actuelle du Xizang, aussi appelée… province autonome du Tibet (quand le Tibet était indépendant, cette région se nommait province de l'Ü-Tsang ; ci-contre, une carte du Tibet historique [ =
indépendant]). Plus de 6 millions de Tibétains vivent au Tibet. Il faut ajouter qu’environ 150 000 Tibétains ont fui le Tibet et vivent actuellement en exil, principalement en Inde. La capitale
historique du Tibet est Lhassa.
Les Tibétains sont majoritairement bouddhistes. Le Dalaï-Lama est reconnu par les
Tibétains comme le plus haut chef spirituel du Tibet et il est devenu le chef temporel du gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu'à la première moitié du XXe
siècle, puis chef du gouvernement tibétain en exil encore à ce jour. La lignée des panchen-lamas est une lignée de réincarnation importante dans l'histoire du Tibet. Le panchen-lama est en effet
le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. Les photos du Dalaï-Lama sont interdites, mais pas celles de l’actuel Panchen Lama, qui a été élu par la Chine et qui est de culture
chinoise.
En 1913, le 13e Dalaï Lama proclame l’indépendance du Tibet.
En mars 2008, des manifestations de Tibétains contre le pouvoir dégénèrent à Lhassa, rappelant les graves émeutes et
manifestations de 1989. Elles surviennent quelques mois avant les Jeux Olympiques d’été 2008. Ces manifestations ont été inaugurées par des moines bouddhistes et ont pris de l’ampleur depuis le
10 mars 2008, date du 48e anniversaire du soulèvement du peuple tibétain de 1959 contre la mainmise de Pékin. Les autorités chinoises ont répondu en déployant la Police armée
populaire. Le troisième jour des mouvements de protestation, et en fermant les monastères. Le Tibet et les zones tibétaines voisines ont été fermés à la presse ; des journalistes, aussi bien
étrangers que de Hong Kong, en ont été expulsés. De son côté, le général Yang Deping a affirmé que les troupes de l’Armée populaire de libération n’interviendraient pas.
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